Les Barbons, ce sont les anciens du Rugby Club Cadaujac. Ceux qui ont rendu le maillot de la première mais pas l'habitude du dimanche. La moustache et le nœud papillon du logo ne sont pas là par hasard : on assume l'âge, c'est même devenu la marque de fabrique.
Veste de tweed, gilet rouge, nœud papillon et parapluie : il a tout du notable du dimanche, sauf les crampons et le ballon sous le pied. C'est l'image que la section s'est choisie, et elle dit à peu près tout ce qu'il faut savoir sur nous.
On joue sans plaquage, on tient à la tenue autant qu'au résultat, et on considère que la troisième mi-temps fait partie du match. La moustache, elle, se mérite avec les années.
Cinq contre cinq, sur un demi-terrain. Tout le monde touche le ballon, personne ne se cache en mêlée.
Un peu plus petit, plus maniable. La passe reste le cœur du jeu.
On touche à deux mains, le porteur rend le ballon. Aucun contact, donc aucune raison de s'arrêter de jouer à cinquante ans.
Au-delà, le ballon change de camp. Ça oblige à avancer vite et à jouer juste.
Depuis 2026, la section propose aussi le rugby marché : les mêmes règles, mais la course est interdite. Un pied reste toujours au sol.
C'est la formule pour les joueurs plus âgés, ceux qui reviennent de blessure, ou ceux dont la mobilité ne permet plus le jeu couru. Elle a un mérite que les anciens connaissent bien : elle remet sur le terrain des gens qui pensaient en être définitivement sortis.
Il n'y a pas de test d'entrée, pas de niveau requis, pas d'âge minimum raisonnable à respecter. Si vous avez envie de rejouer, ou de jouer tout court, venez voir un entraînement au club : la meilleure façon de se décider est de regarder dix minutes depuis la touche.